Préparer son départ à la retraite est une étape qui soulève de nombreuses questions, notamment sur le montant de sa future pension. L’objectif commun de tout salarié est d’atteindre le fameux taux plein qui garantit de percevoir sa pension de base sans décote. Cependant, les règles pour y parvenir sont précises et dépendent de plusieurs facteurs comme votre année de naissance, la durée de votre carrière et vos revenus. Obtenir le taux plein ne signifie pas nécessairement toucher le montant maximum possible, mais c’est la condition indispensable pour ne subir aucune minoration. Le présent article vous explique le mécanisme de calcul et les critères à valider pour optimiser le montant de votre future retraite.
Quelle est la formule de calcul de la pension de base ?
Si vous êtes salarié du secteur privé, le calcul de votre retraite de base repose sur une formule qui intègre trois principaux éléments, chacun impactant directement sur le montant final de votre allocation. La formule est la suivante :
Retraite de base = Salaire Annuel Moyen × Taux de liquidation × (Votre nombre de trimestres / Durée d’assurance requise)
Dans cette formule :
- le Salaire Annuel Moyen (SAM) : il correspond à la moyenne de vos 25 meilleures années de carrière. Celles-ci sont choisies sur la base de vos revenus soumis à cotisations ;
- le Taux de liquidation : c’est ici que la notion de taux plein intervient. Ce taux est de 50 % si vous remplissez les conditions. Si ce n’est pas le cas, une décote est appliquée et fait diminuer ce pourcentage ;
- la Durée d’assurance : c’est le rapport entre le nombre de trimestres que vous avez validés durant votre activité et le nombre de trimestres exigé pour votre génération pour obtenir une retraite complète.
Ainsi, atteindre le taux plein de 50 % est donc la première étape pour vous assurer une pension non pénalisée par une décote. À noter que, pour la fonction publique, ce taux plein correspond plutôt à 75 % du traitement indiciaire brut.
Quels sont les critères pour obtenir le taux plein ?
Le taux plein est accordé automatiquement dans deux situations principales. Il est important de vérifier dans laquelle vous vous situez pour anticiper la date de votre départ à la retraite.
Premièrement, vous obtenez le taux plein si vous atteignez l’âge légal de départ et si vous avez cotisé le nombre de trimestres requis pour votre année de naissance. Par exemple, pour les personnes nées à partir de 1965, cet objectif est fixé à 172 trimestres. Ces trimestres ne proviennent pas uniquement de l’activité professionnelle, mais prennent aussi en compte les périodes assimilées (maternité, service militaire, chômage indemnisé, etc.) ainsi que les majorations pour enfants.
Deuxièmement, si vous n’avez pas la durée d’assurance nécessaire, vous pouvez obtenir le taux plein de manière automatique en poursuivant votre activité jusqu’à l’âge de 67 ans. À cet âge, votre pension sera calculée au taux de 50 %, même si vous ne cotisez pas le nombre de trimestres requis. Toutefois, le montant restera proportionnel à votre carrière réelle.
Qu’en est-il de la surcote et de la retraite complémentaire ?
Si vous continuez de travailler après avoir atteint votre âge légal de départ et validé le nombre de trimestres requis pour le taux plein, vous entrez dans le dispositif de la surcote. Ici, chaque trimestre supplémentaire cotisé au-delà de ces conditions augmente le montant de votre pension de base d’environ 1,25 %. C’est un levier intéressant pour améliorer votre revenu futur.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que votre pension globale ne se limite pas à la retraite de base. S’y ajoute en effet la retraite complémentaire (Agirc‑Arrco pour les salariés) qui est calculée sur un système de points accumulés tout au long de votre carrière. Le montant de cette retraite complémentaire est tout aussi important et vient s’ajouter à votre pension de base pour former votre revenu total une fois à la retraite.
Comment est calculée la retraite à taux plein en France et quels critères vérifier ?,
